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DIM ASTREA, Agrosciences, Ecologie des Territoires, Alimentation

DIM ASTREA, Agrosciences, Ecologie des Territoires, Alimentation

Sur le toit, des légumes et de la science

La valorisation de travaux de recherche d'une thèse du DIM ASTREA sous la forme d'une bande dessinée humoristique et instructive.

Les toits potagers
© Mathieu Ughetti
Le scientifique Baptiste GRARD et l’illustrateur Mathieu UGHETTI se sont associés pour créer la courte bande dessinée « Sur le toit, des légumes et de la science », afin d’en apprendre un peu plus sur cette nouvelle pratique d’agriculture urbaine qui pourrait coloniser les toits de nos villes.

Les travaux d'une thèse financée par le DIM ASTREA en bande dessinée

Cette BD décrit les travaux de Baptiste GRARD, allocataire de l'axe "Service écosystémiques, biodiversité et agriculture" du DIM ASTREA de 2014, qui a soutenu sa thèse en 2017. Cette thèse a été appuyée par de nombreux partenaires en plus de l’INRA et d’AgroParisTech,  dont la Chaire éco-conception ParisTech-Vinci, l’entreprise TOPAGER, Culture en Ville, la boîte à Champignons, et Bio Yvelines services.

Pour retrouver l’intégral de cette BD

Christine AUBRY, responsable de l’équipe d’Agriculture Urbaine de l’UMR SAD-APT de l’INRA décrit le projet T4P pour « Toits Parisiens Productifs Projet Pilote » :

 « La toiture potagère expérimentale d’AgroParistech, dit toit Bertrand NEY, est née en 2012 d’une rencontre entre l’équipe agricultures urbaines de l’INRA-AgroParisTech d’une part, et deux ingénieurs qui revenaient d’un voyage à New York où ils avaient vu nombre de jardins sur les toits : Nicolas BEL et Nicolas MARCHAL. Nous constations à cette époque une forte demande des parisiens pour des parcelles à cultiver et en même temps une raréfaction des sols disponibles à Paris, ou parfois leur contamination par des polluants : d’où l’idée de « grimper sur les toits »  pour tester si il était possible d’y développer des formes d’agriculture urbaine, dont des jardins associatifs. Avec un premier soutien d’AgroParisTech, et beaucoup de travail avec nos deux partenaires (vite rejoints par Frédéric MADRE dans le cadre de sa thèse sur la biodiversité des toitures végétalisées), nous avons construit une première expérimentation pendant trois ans. Il s’agissait de tester s’il était possible et intéressant de produire des légumes sur un toit dans Paris sans utiliser de terre naturelle ou terre végétale, trop lourde et bien trop couteuse (économiquement et au niveau environnemental) mais en reconstituant un « sol » grâce aux déchets (organiques) de la ville, dans une démarche d’économie circulaire. Des composts de déchets verts, de bois fragmenté mais aussi de résidus de champignonnière, récemment installée dans Paris, à base de marc de café, ont été utilisés pour  créer divers substrats. Nous avons alors mesuré à la fois la production (simple, dans cette première phase, juste des laitues et des tomates cerises), l’évolution de ces « sols » un peu particuliers, et enfin la présence de certains polluants dans les légumes, en pleine ville c’était, en effet, une grosse inquiétude... Les résultats ont été suffisamment encourageants (bons niveaux de production, teneurs très faibles en polluants des légumes produits) pour que nous décidions de continuer l’aventure, en diversifiant fortement les cultures et en lançant un gros travail de thèse (2014-2017) sur les « services écosystémiques » rendus par ces toits. Les planches que vous trouverez ici rendent compte de ces travaux.

Et maintenant ? La vie du toit d’AgroParistech continue et le toit a fait des petits ! Nés de leur expérience première à AgroParistech, nos partenaires du début ont depuis fondé une entreprise d’agriculture urbaine, Topager©, fort connue aujourd’hui sur la place de Paris ; de même un étudiant en stage sur le toit en 2014 a créé la Start up « Cultures en ville » ; certaines réalisations d’agriculture urbaine (comme la Cité Maraichère de Romainville) s’inspirent des « Technosols » (Sols construits à partir de matériaux anthropiques ou fortement modifié par la main) construits sur ce toit. La recherche n’est pas en reste : de la mesure des échanges de chaleur entre l’immeuble et la végétation sur le toit, participant au contrôle de l’Ilot de chaleur urbain, aux tests des nouveaux déchets organiques alimentaires (et même de l’urine) comme fertilisant en passant par les conditions d’adaptation des cultures exotiques (il fait chaud sur le toit, profitons-en !) ou  la contribution du toit à la biodiversité urbaine, nombreuses sont les thématiques qui peuvent encore être accueillies.

De même qu’y sont accueillis nombre d’étudiants, d’enseignants, de journalistes et parfois de hautes personnalités pour des visites et ce par tous les temps... chaque saison a son charme, mais rien n’est comparable à un apéro estival accompagné de douces tomates cerises du toit en plein été ! »

Pour retrouver l’intégral de cette BD

Pour télécharger la BD en version imprimable

Cette BD fait suite à un premier projet de BD scientifique financée par le DIM ASTREA « La Guerre des fourmis » issues du travail de Franck COURCHAMP, Directeur de recherche CNRS et encadrant de la thèse de Cleo BERTELSMEIER à l’ESE, et Mathieu UGHETTI, Illustrateur-Graphiste. Cette BD a rencontré un très grand succès sur internet notamment avec une publication hebdomadaire à travers le média en ligne d'information scientifique The Conversation.

Pour retrouver l’intégral de cette première BD

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